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Voir des complots partout, c’est de la paranoïa. En voir nulle part, c’est de la naïveté.
Le juste milieu, c’est le discernement et le constat objectif de manœuvres occultes.
A vedea comploturi peste tot, este semn de paranoia. A nu le vedea nicăieri, este semn de naivitate, ba char de prostie. E nevoie de discernământ, de constatarea obiectivă a existenței manevrelor oculte.
Cetățenii inteligenți sau mai puțin inteligenți ai României actuale pot vedea acum un complot în plină desfășurare. Pentru unii, complotistul este Călin Georgescu, pentru alții complotiștii sunt cei care au anulat alegerile, care văd în Putin un nou țar, care cred că Rusia vrea să cucerească Europa, nu Asia, care este marea lor rezervă.
Am mai scris asta, ce dracu să facă Putin și Rusia cu această Europă sclerozată, când are jumătate din Asia vie cu rezervele ei neexploatate.
La
semaine dernière, je narrais les évènements concernant le conflit
ukrainien en soulignant que le président français, Emmanuel Macron,
aussi brillant soit-il, était incapable de s’adapter aux changements du
monde.
Cette semaine, je reprends les mêmes éléments, et bien d’autres qui ont
suivi, pour montrer que le divorce des Européens entre eux et de l’UE
avec les États-Unis est devenu une réalité.
Il n’est plus temps de tergiverser : le monde ancien vient d’être
détruit. Si nous ne nous positionnons pas immédiatement, nous serons
emportés avec lui.
Or, pour le moment, le Royaume-Uni et la France rivalisent pour prendre
la place des États-Unis sur le continent et non pas pour se réformer.
Réseau Voltaire |
Paris (France) |
Christoph
Heusgen, ancien représentant permanent de l’Allemagne aux Nations unies
et actuel président de la Conférence sur la Sécurité de Munich, pleure
en découvrant le divorce entre les États-Unis et les Européens.
Les deux dernières semaines, nous avons vécu une
charnière dans l’Histoire comparable à celle de la bataille de Berlin,
en avril-mai 1945, lorsque l’armée rouge a pris Berlin et renversé le
III° Reich : cette fois, c’est l’administration Trump qui a renvoyé
définitivement l’Union européenne dans les cordes.
Pour le moment, l’UE, le G7 et le G20 n’ont pas encore été dissous,
mais ces trois structures sont déjà mortes. La Banque mondiale et les
Nations unies pourraient suivre.
Revenons sur ces évènements, qui se sont déroulés si vite, que
presque aucun d’entre nous ne les a suivi et en a compris les
conséquences.
Mercredi 12 février
Les principales puissances européennes (c’est-à-dire l’Allemagne,
l’Espagne, la France, l’Italie, la Pologne, le Royaume-Uni et l’Union
européenne), qui craignaient ce que l’administration Trump pourrait
décider, se sont réunies à Paris, le 12 février, pour élaborer une
position commune sur le conflit ukrainien. En l’occurrence, elles sont
convenues de poursuivre ce qu’elles font depuis trois ans :
nier avoir violé les engagements pris lors de la réunification allemande de ne pas étendre l’OTAN à l’Est,
nier que l’Ukraine soit aux mains des « nationalistes intégraux » (c’est-à-dire du parti des collaborateurs des nazis)
et poursuivre la Seconde Guerre mondiale, non plus contre les nazis, mais contre les Russes.
Pendant ce temps, à Kiev, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent,
présentait la facture de l’aide US : 500 milliards de dollars et
proposait de la régler en exploitant les terres rares dont le pays
s’enorgueillit. J’ai déjà expliqué que cette proposition n’était qu’une
réponse du berger à la bergère : l’Ukraine ayant mensongèrement prétendu
offrir, à terme, aux Occidentaux d’exploiter ces richesses qui
n’existent pas. Cependant, d’un point de vue européen, ce qui se tramait
était effrayant : si les États-Unis s’emparaient de ces prétendues
richesses, ils excluaient que les Européens profitent du partage dont
ils étaient convenus. Sans en informer leurs concitoyens, ils s’étaient
partagés l’Ukraine lors de sa reconstruction : aux Britanniques, les
ports, aux Allemands, les mines, etc. Ils avaient déjà procédé ainsi
lors des invasions de l’Iraq et de la Libye et lors de la guerre contre
la Syrie.
Surtout, alors que Washington et Moscou échangeaient des prisonniers,
les présidents états-unien, Donald Trump, et russe, Vladimir Poutine,
se parlaient par téléphone, pendant une heure et demi. Ce sommet avait
été précédé d’une conversation, au Kremlin, entre le président Poutine
et Steve Wilkoff, l’envoyé spécial du président Trump venu organiser
l’échange de prisonnier. Wilkoff avait donné à son président un
compte-rendu de sa mission qui mettait à bas tout ce que l’OTAN
prétendait savoir sur l’Ukraine.
Les deux boss avaient désormais les mêmes informations. La ligne directe entre la Maison-Blanche et le Kremlin venait d’être rétablie.
Jeudi 14 février
Le 14 février, le vice-président des États-Unis, JD Vance,
s’adressait au gratin diplomatique et militaire de l’UE, lors de la
Conférence sur la sécurité à Munich. Il dressait un réquisitoire contre
l’autisme des dirigeants européens : Ils refusent de répondre aux
préoccupations de leurs concitoyens en matière de liberté d’expression
et d’immigration. Or, s’ils ont peur de leur peuple, les États-Unis ne
pourront rien pour eux, affirmait-il, faisant pleurer le président de la
conférence, l’ambassadeur allemand Christoph Heusgen.
Lundi 17 février
Une seconde réunion s’est tenue, le 17 février, toujours à Paris,
avec les mêmes participants, plus Ursula von der Leyen, présidente de la
Commission européenne, et Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN. Ils
sont convenus de faire bloc face à Donald Trump et de ne pas accepter
de remise en cause de la politique occidentale face à la Russie.
Olaf Scholz, chancelier allemand sortant, a déclaré à l’issue du sommet : « Il ne doit pas y avoir de
division de la sécurité et de la responsabilité entre l’Europe et les
États-Unis. L’OTAN repose sur le fait que nous agissons toujours
ensemble et que nous partageons les risques […]. Cela ne doit pas être
remis en question. »
Donald Tusk, Premier ministre polonais, a déclaré : « Peu importe ce
que chacun peut se dire, parfois avec des mots brutaux […], il n’y a
aucune raison pour que les Alliés ne trouvent pas un langage commun
entre eux sur les questions les plus importantes. [Il est] dans
l’intérêt de l’Europe et des États-Unis de coopérer le plus étroitement
possible. »
Toujours le 17 février, l’armée ukrainienne a attaqué des intérêts
états-uniens, israéliens et italiens en Russie. Elle a bombardé des
installations partiellement détenues par Chevron (15 %), ExxonMobil
(7,5 %) et ENI (2 %). Une vingtaine de drones ont causé de graves
dommages au Caspian Pipeline Consortium (CPC) qui alimente notamment
Israël en pétrole russe.
Les Européens n’ont pas plus réagi à cette opération que lorsque la CIA a
saboté le gazoduc Nord Stream (26 septembre 2022), pourtant propriété
non seulement du russe Gazprom (50 %), mais aussi des Allemands
BASF/Wintershall et Uniper, du Français Engie, de l’Autrichien OMV et du
Britannique Royal Dutch Shell. Ce sabotage a jeté l’Allemagne dans une
récession économique, qui ne cesse de faire tache d’huile sur le reste
de l’UE, sans parler de l’augmentation des prix de l’énergie pour tous
les ménages de l’UE.
Dans les deux cas (le sabotage de Nord Stream et l’attaque du CPC), les
Européens n’ont pas été capables de défendre leurs intérêts. Ils ont
successivement laissé leur allié principal leur faire du mal, puis leurs
alliés se battre l’un contre l’autre.
Mardi 18 février
Les puissances européennes ont appris avec stupéfaction que, dès leur
première rencontre à Riyad (Arabie saoudite), le 18 février, les
délégations états-unienne et russe sont convenues :
de dénazifier et de neutraliser l’Ukraine,
de respecter les engagements
souscrits lors de la réunification allemande et de retirer les troupes
de l’OTAN de tous les pays ayant adhéré à l’Alliance atlantique après
1990.
Le président Trump avait soudain abandonné le plan du général Keith
Kellogg, son envoyé spécial pour l’Ukraine, tel qu’il avait été publié
en avril 2024 par l’America First Foundation. Il avait, au contraire,
utilisé le plan de son ami Steve Witkoff, envoyé spécial pour le
Moyen-Orient, qui avait rencontré Vladimir Poutine à Moscou grâce à
l’entremise du prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane (dit
« MBS »), d’où le choix de Riyad pour ces négociations. Kellogg
raisonnait avec les idées de l’OTAN, tandis que Witkoff a écouté,
entendu et vérifié le bien-fondé de la position russe.
Les puissances européennes ont rapidement pu vérifier que l’ordre de
repli avait été transmis à certaines troupes US, dans les pays baltes et
en Pologne. L’architecture de sécurité en Europe, c’est-à-dire le
système assurant la paix, était détruit. Bien sûr, il n’y a aucune
menace immédiate d’invasion, russe ou chinoise, mais à terme et compte
tenu du temps que demande un réarmement, chacun doit, tout de suite, se
préparer au meilleur ou au pire.
Mercredi 19 février
Les ambassadeurs des États membres auprès de l’UE ont approuvé, le 19
février, le 16e paquet de mesures coercitives unilatérales (abusivement
qualifiées de « sanctions » par la propagande atlantique) à l’encontre
de la Russie. Il devait être officiellement approuvé, le 24 février, par
le Conseil des Affaires étrangères à l’occasion du troisième
anniversaire de l’opération militaire spéciale russe en l’Ukraine. En
outre, l’UE a décidé de déconnecter 13 banques du système Swift et
d’interdire de transaction trois institutions financières. De plus, 73
navires de la « flotte fantôme » russe ont été sanctionnés, et 11 ports
et aéroports russes contournant le plafond du prix du pétrole ont fait
l’objet d’une interdiction de transactions. Enfin 8 médias russes ont
aussi vu leur licence de diffusion dans l’UE suspendue.
Pendant ce temps, le même jour, 19 février, le président Donald Trump
laissait exploser sa colère contre son homologue non-élu ukrainien, en
le qualifiant de « comédien au succès modeste » et de « dictateur sans
élection », puis en l’accusant d’avoir provoqué la guerre. De son côté,
le général Kellogg, envoyé spécial de la Maison-Blanche à Kiev, annulait
sa conférence de presse avec Volodymyr Zelensky. L’administration Trump avait rompu avec le gouvernement de Kiev que l’administration Biden avait porté aux nues.
Jeudi 20 février
Le sénateur libertarien Mike Lee (Utah) a introduit, le 20 février,
une proposition de loi au Sénat sur le retrait complet des États-Unis de
l’Organisation des Nations unies. Le représentant Chip Roy (Texas) a
déposé le même texte à la Chambre des représentants, le lendemain.
Si le président Donald Trump est un « jacksonien » (c’est-à-dire un
disciple d’Andrew Jackson, qui voulait remplacer la guerre par le
business), Washington est désormais acquis à « l’exceptionnalisme
américain ». Il s’agit d’une théologie politique selon laquelle les
États-Unis sont un peuple élu qui doivent apporter la lumière, qu’ils
ont reçue, au reste du monde. De ce fait, ils n’ont pas à négocier quoi
que ce soit avec les autres et surtout pas à leur rendre des comptes.
« L’exceptionnalisme américain » ne doit pas être confondu avec
« l’isolationnisme » qui a conduit, en 1920, le Sénat à refuser
d’adhérer à la Société des Nations (SDN). Cette organisation, à la
différence de l’ONU qui lui a succédé, avait prévu une solidarité
militaire entre les États qui reconnaissaient le Droit international.
Par conséquent, les États-Unis auraient dû entretenir des troupes pour
maintenir la paix en Europe et les Européens auraient pu intervenir en
Amérique latine (le « pré carré » de Washington selon la « Doctrine
Monroe ») pour y maintenir la paix.
Samedi 22 février
Sans attendre, le président polonais, Andrzej Duda, s’est rendu sans
invitation à Washington, le 22 février. Il est parvenu à croiser dix
minutes le président Donald Trump, non pas à la Maison-Blanche, mais en
marge de la Conférence d’action politique conservatrice (CPAC). Il lui a
demandé de ne pas retirer les troupes US de son pays, le temps pour la
Pologne de terminer sa restructuration militaire. Comme Varsovie a déjà
enclenché une profonde révolution intérieure en rétablissant le service
militaire universel et en constituant une armée très nombreuse, il est
parvenu à lui faire, non pas annuler, mais reporter son ordre.
Andrzej Duda est président polonais, du moins jusqu’aux élections de
mai. Constitutionnellement, ce n’est pas lui qui exerce le pouvoir
exécutif, mais il n’en est pas moins le chef des armées. Son Premier
ministre, Donald Tusk, s’était engagé, à Paris, à ne pas négocier
séparément avec les États-Unis. Donc, quoi qu’on en dise, le front uni des Européens était brisé. Il n’avait duré que dix jours.
Lundi 24 février
Pour le troisième anniversaire de l’opération militaire spéciale
russe en Ukraine, le 24 février, Roberta Metsola, présidente du
Parlement européen, António Costa, président du Conseil européen et
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, ont publié
une déclaration commune totalement décalée. Ils s’y prononçaient pour
« une paix complète, juste et durable fondée sur la formule de paix
ukrainienne », c’est-à-dire qu’ils s’accrochaient au narratif ancien :
il n’y a pas de nazis en Ukraine et la Russie est l’agresseur. Ce
faisant, ils contredisaient non seulement les faits, mais aussi
les récentes déclarations de leur suzerain économique et militaire, les
États-Unis.
Le même jour, le président français, Emmanuel Macron, se rendait à
Washington, au nom de tous les Européens atlantistes. Avant de le
recevoir, le président Donald Trump le faisait conduire par sa cheffe de
cabinet dans une aile de la Maison-Blanche pour participer à une
vidéo-conférence du G7 qu’il présidait… depuis une autre pièce.
Durant deux heures, les chefs d’État et de gouvernement du G7, plus
le Premier ministre espagnol et le président non-élu ukrainien,
tentaient vainement de faire fléchir leur suzerain. Celui-ci n’en
démordit pas : le conflit ukrainien n’a pas été engagé par la Russie,
mais par les seuls nationalistes intégraux ukrainiens qui se cachent
derrière Zelensky. De toute manière, par principe, il n’est pas possible
de défendre des gens qui viennent d’attaquer des intérêts états-uniens,
fussent-ils localisés en Russie. Pour bien se faire comprendre, Donald
Trump refusa de signer le communiqué final préparé par les Européens et
leur annonça que, si ce texte était publié (il avait déjà été
distribué sous embargo à des journalistes), il le démentirait et son
pays quitterait le G7.
Ce n’est qu’après cet esclandre qu’il reçut le président Emmanuel
Macron. Ce dernier choisit de ne pas l’affronter, mais de célébrer
l’amitié transatlantique. Lors de la conférence de presse commune, il
interrompit son hôte lorsque celui-ci répéta que l’Ukraine, et pas la
Russie, avait provoqué la guerre, mais, en définitive, il n’osa pas le
contredire.
Pendant ce temps, à New York, l’Assemblée générale de l’ONU débattait
d’une résolution proposée par l’Ukraine. Elle dénonçait « l’invasion
totale de l’Ukraine par la Fédération de Russie » et exigeait qu’elle
retire « immédiatement, complètement et sans condition toutes ses forces
militaires du territoire ukrainien à l’intérieur des frontières
internationalement reconnues du pays et que cessent immédiatement les
hostilités menées par la Fédération de Russie contre l’Ukraine, en
particulier toute attaque contre les civils et les biens de caractère
civil ». Pour la première fois de l’Histoire depuis la Seconde Guerre
mondiale, la délégation états-unienne a voté contre un texte, avec celle
de la Russie, contre celles du Canada, des Européens et du Japon qui
l’ont approuvé.
Puis, les États-Unis ont présenté, eux-mêmes, une seconde résolution
afin qu’il soit « mis fin au conflit dans les plus brefs délais. » Ce
texte visait à aligner l’Assemblée générale sur la position des
négociateurs états-uniens de Riyad. Mais la Russie a voté contre parce
que le texte « plaide pour une paix durable entre l’Ukraine et la
Fédération de Russie » et non pas pour une « paix durable à l’intérieur
de l’Ukraine ». Du coup, les États-Unis, considérant qu’ils
avaient mal rédigé leur proposition, se sont abstenus sur leur propre
texte, tandis que le Canada, les Européens et le Japon le condamnaient.
Mardi 25 février
Kaja Kallas, haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères
et la Politique de sécurité, s’est rendue à Washington pour rencontrer
le secrétaire d’État, Marco Rubio. L’entretien, qui avait été annoncé de
longue date, a été annulé en dernière minute par le secrétariat de
M. Rubio, officiellement pour des raisons d’agenda surbooké.
Mme Kallas a fait savoir qu’en remplacement, elle rencontrera « des
sénateurs et des (…) membres du Congrès pour discuter de la guerre de la
Russie contre l’Ukraine et des relations transatlantiques ». Après que les membres de l’UE aient voté contre les États-Unis à
l’ONU, le secrétaire d’État refusait de rencontrer son homologue
européen.
Mercredi 26 février
Lors d’une conférence de presse à Kiev, Volodymyr Zelensky assure, le
26 février, que sans garanties de sécurité des États-Unis et de l’OTAN,
tout accord de paix sera injuste et il n’y aura pas de vrai
cessez-le-feu.
Jeudi 27 février
Avant de quitter Washington, Kaja Kallas, haute représentante de l’UE
pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, a donné une
conférence au Hudson Institute, le 27 février. Elle y a déclaré : « Il
faut faire pression sur la Russie pour qu’elle veuille aussi la paix.
Elle est dans une position où elle ne veut pas la paix »
Keir Starmer, Premier ministre britannique, s’est rendu, quant à lui,
à la Maison-Blanche, porteur d’une invitation du roi Charles III à une
seconde visite d’État au Royaume-Uni. Les diplomates de Sa Majesté
estiment que le président Trump avait grandement apprécié la première et
que, vu son orgueil, il serait sensible aux fastes de la Couronne.
Durant la Conférence de presse des deux dirigeant, le président Trump
a prétendu ne pas se souvenir d’avoir qualifié Volodymyr Zelensky de
« dictateur » (« J’ai dit cela ? Je ne parviens pas à croire que je l’ai
dit ! »). En outre, il s’est montré ouvert à l’idée que la hausse des
tarifs douaniers de 25 % ne concerne pas le Royaume-Uni et à la
rétrocession par Londres des îles Chagos (dont la base de Diego Garcia) à
Maurice.
Sur le fond, Keir Starmer est parvenu à renouveler la « relations spéciale » de son pays avec les États-Unis.
Celle-ci inclue le système d’interception et d’espionnage global des
« Cinq Yeux » et la délégation de la force de frappe (Rappelons que la
bombe atomique britannique ne pourrait pas fonctionner sans l’appui des
scientifiques militaires états-uniens).
Pendant ce temps, des négociateurs états-uniens et russes se sont
retrouvés durant six heures et demie au consulat général des États-Unis à
Istanbul pour un second round de négociations, à un « niveau
technique ». Il ne s’agissait pas d’avancer sur le fond, mais de régler
des problèmes qui avaient été abordés par les ministre à Riyad. À
savoir, les conditions de fonctionnement des ambassades respectives à
Washington et à Moscou, que le président Joe Biden avait
considérablement encadrés et auxquelles Moscou avait répondu à
l’identique.
Vendredi 28 février
Le président ukrainien non-élu, Volodymyr Zelensky, s’est rendu à la
Maison-Blanche, le 28 février. Le président Trump et le vice-président
Vance l’ont reçu, non pas pour écouter sa version des faits, mais pour
signer un accord sur les terres rares que l’Ukraine prétend posséder.
Bien entendu, il n’a pas pu l’être, puisqu’elles n’existent pas, mais
c’était un moyen pour l’administration Trump de montrer à celui que l’on
ne sait plus si elle le considère comme un « démocrate » ou un
« dictateur » qu’il n’avait plus aucune carte en main.
Le point de presse d’accueil restera gravé dans les mémoires. La
presse occidentale a été choquée par l’algarade entre le président Trump
et son invité. Il faut se méfier ici des images : elles ne disent pas
du tout la même chose si l’on s’en tient à un extrait choisi ou si l’on
écoute la totalité de l’échange. Dans un extrait, on retient les
arguments qui sont énoncés, tandis que dans l’ensemble, on comprend
pourquoi ils sont énoncés.
Durant les cinquante minutes de ce point de presse, le président
Donald Trump n’a cessé de rappeler qu’il n’était aligné sur aucune des
deux parties, russe ou ukrainienne, mais qu’il négociait avec la Russie
pour défendre l’intérêt de son pays et, en définitive, pour l’ensemble
de l’Humanité. En tant que président des États-Unis, il parle avec tous,
veille à n’injurier personne et reconnaît les points positifs de
chacun. Au contraire, Volodymyr Zelensky n’a cessé d’accuser la Russie
d’agression depuis 2014, de meurtres, d’enlèvements et de tortures. Il a
même affirmé que le président Vladimir Poutine avait violé 15 fois sa
propre signature.
Contrairement à ce qu’a vu la presse occidentale, ce point de presse
n’a porté ni sur l’aide militaire, ni sur les terres rares et encore
moins sur un partage de territoires. Il a dégénéré lorsque le vice-président Vance a noté que la narration de son hôte était « de la propagande »,
puis est revenu à la charge en déclarant à propos des deux versions des
faits : « Nous savons que vous avez tort ! ». En définitive le
président Trump a noté que l’Ukraine était en mauvaise posture et que
son invité, non seulement n’était pas reconnaissant du soutien US, mais
ne voulait pas de cessez-le-feu. Excédé, il a observé que Vladimir
Poutine n’avait jamais violé sa signature, ni avec Barack Obama, ni avec
lui, mais uniquement avec Joe Biden du fait de ce que ce dernier lui a
fait. Il a alors rappelé les accusations mensongères à répétition
lancées contre la Russie par le président Biden.
Dimanche 2 mars
Keir Starmer, Premier ministre britannique, a déclaré : l’Europe est
« à la croisée des chemins de l’histoire » en accueillant à Downing
Street les dirigeants de l’Ukraine, de la France, de l’Allemagne, du
Danemark, de l’Italie, des Pays-Bas, de la Norvège, de la Pologne, de
l’Espagne, du Canada, de la Finlande, de la Suède, de la Tchéquie et de
la Roumanie, ainsi que du ministre turc des Affaires étrangères, du
secrétaire général de l’OTAN et des présidents de la Commission
européenne et du Conseil européen.
Le Royaume-Uni et la France rivalisent pour remplacer les États-Unis et garantir la paix sur le continent européen.
Les deux pays seraient prêts à garantir la sécurité des autres grâce à
leurs armes nucléaires. Cependant, personne ne songe sérieusement que
celles-ci suffiraient à assurer la paix en l’absence de forces
conventionnelles sérieuses, ce dont ni Londres, ni Paris ne disposent.
Tout au plus Varsovie a débuté, il y a plus de deux ans déjà, la
réorganisation de ses armées et la généralisation du service militaires
de ses jeunes gens, mais il ne dispose toujours pas d’armes en quantité.
À l’issue de la réunion, qui visait à créer une « coalition de
volontaires », Keir Starmer a déclaré au nom de tous les participants :
« Aujourd’hui, j’ai accueilli à Londres des homologues de toute
l’Europe, y compris de la Türkiye, ainsi que le secrétaire général de
l’OTAN et les présidents de la Commission européenne, du Conseil de l’UE
et du Canada, pour discuter de notre soutien à l’Ukraine.
Ensemble, nous avons réaffirmé notre détermination à œuvrer en faveur
d’une paix permanente en Ukraine, en partenariat avec les États-Unis. La
sécurité de l’Europe est avant tout notre responsabilité. Nous nous
allons nous atteler à cette tâche historique et nous augmenterons nos
investissements dans notre propre défense.
Nous ne devons pas répéter les erreurs du passé lorsque des accords
faibles ont permis au président Poutine d’envahir à nouveau. Nous
travaillerons avec le président Trump pour garantir une paix forte,
juste et durable qui garantisse la souveraineté et la sécurité futures
de l’Ukraine. L’Ukraine doit être en mesure de se défendre contre de
futures attaques russes. Il ne doit pas y avoir de pourparlers sur
l’Ukraine sans l’Ukraine. Nous sommes convenus que le Royaume-Uni, la
France et d’autres travailleront avec l’Ukraine sur un plan visant à
mettre un terme aux combats dont nous discuterons plus avant avec les
États-Unis et que nous avancerons ensemble (…) En outre, beaucoup
d’entre nous se sont déclarés prêts à contribuer à la sécurité de
l’Ukraine, y compris par une force composée de partenaires européens et
autres, et intensifieront notre planification.
Nous continuerons de travailler en étroite collaboration pour faire
avancer les prochaines étapes et prendre des décisions dans les semaines
à venir. »
Les participants à ce sommet n’ont absolument pas fait évoluer leurs
analyses du conflit ukrainien. Ils restent sourd aux États-Unis et, de
ce fait, ne les comprennent plus. Ils sont parvenus à s’unir non
pas pour déployer une force de stabilisation de la paix en Ukraine,
mais pour protéger les infrastructures critiques dans l’ouest de
l’Ukraine ou dans des domaines stratégiques similaires. Ils sont
convenus de ne pas réaliser d’efforts nationaux fragmentés, mais de
tirer parti de la puissance économique de l’Union européenne (UE) en
réorientant ses fonds de relance. Ils ont donc convoqué un
Conseil européen spécial, le 6 mars. Or, pour transformer l’UE d’un
marché commun en une alliance militaire, il leur faudra réunir non pas
une majorité, mais l’unanimité des 27 États-membres, Hongrie et
Slovaquie comprises.
Or, d’ores et déjà, Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, a
répondu au projet de déclaration finale du Conseil européen en
soulignant qu’il y a des « différences stratégiques » entre les États de
l’UE. Il plaide donc pour qu’il n’y ait pas de conclusions écrites, car
« Toute tentative d’y parvenir projetterait l’image d’une Union
européenne divisée. »
Alex Krainer: Războaiele ascunse – Mineralele Ucrainei și marile jocuri de putere globale
Se
întâmplă lucruri bizare în geopolitică, iar Ucraina e, din nou, centrul
atenției. Pe scurt: Zelenski a încercat să joace la două capete, dar a
fost prins între ciocan și nicovală. Să începem cu afacerea mincinoasă
propusă de britanici și cum Trump i-a prins cu mâța-n sac.
Afacerea mincinoasă a britanicilor: Cum au încercat să-l păcălească pe Trump
Britanicii,
avizi de resurse, au orchestrat un plan ingenios (sau mai degrabă
disperat). Pe 16 ianuarie, cu doar patru zile înainte de inaugurarea lui
Trump, premierul britanic Keir Starmer s-a dus la Kiev și a semnat un
„acord de parteneriat pe 100 de ani” cu Ucraina. Sună impresionant, nu?
Dar partea amuzantă e că în contractul oficial, public pe site-ul
guvernului britanic, lipsește partea esențială: un „appendix” secret
care conține adevărata afacere.
Ce promitea acest acord?
Toate
resursele strategice ale Ucrainei – porturi, gaze naturale, depozite,
conducte, titan, pământuri rare – trec sub control britanic imediat ce
războiul se termină.
Marea Britanie oferă „sprijin nelimitat”
Ucrainei – dar numai 3 miliarde de lire sterline pe an (un bacșiș în
comparație cu valoarea resurselor).
Practic, Ucraina devine o colonie britanică modernă, iar Kievul doar un post de administrare pentru interesele Londrei.
Trump intră în scenă și dă cu tablele de pământ
Problema? Trump află totul și, evident, nu e încântat că britanicii i-au furat oportunitatea. Așa că decide să joace tare:
Îi
pune presiune lui Zelenski cu un contract de 500 de miliarde de dolari
pentru mineralele rare, știind că acesta nu poate accepta.
Când Zelenski îl refuză, Trump îl face de râs public, zicând că e un „dictator” cu doar 4% susținere în Ucraina.
Britanicii
intră în criză de panică, iar Boris Johnson zboară în grabă la Kiev să
îi spună lui Zelenski: „Băi, semnează orice cu americanii, dar trage de
timp!”
Rezultatul? Un „contract” fantomă între SUA și Ucraina,
care nu are valoare legală și nu spune nimic concret. Un fel de „hai să
semnăm o foaie ca să-i păcălim pe americani că încă suntem prieteni”.
Britanicii și europenii – panicați și disperați
Între
timp, Londra și Bruxelles-ul au ajuns în pragul infarctului. Dacă Trump
refuză să le sprijine schemele, UE și Marea Britanie sunt la un pas de
colaps economic. Fără acces la resursele ucrainene, planul lor de
refacere economică prin exploatarea țării cade în aer.
Indiciile panicii lor?
Starmer și Macron fac vizite de urgență la Trump, sperând să-l îmbuneze.
Regele
Charles însuși îi trimite o invitație lui Trump la un dineu regal,
crezând că îl poate impresiona cu fastul monarhiei britanice.
Trump îi ignoră, îi ia peste picior și refuză să le dea ce vor.
De ce Trump nu are încredere în britanici?
Simplu:
britanicii l-au sabotat ani de zile. Ei au orchestrat scandalul
„Russiagate”, cu dosarul fabricat de spionul britanic Christopher Steele
și cu implicarea MI6. Trump știe asta și acum e momentul răzbunării.
Iar Londra știe că fără sprijinul SUA, UE și Marea Britanie se prăbușesc economic. De ce?
UE
plănuia să folosească banii confiscați de la Rusia (260 miliarde
dolari) ca garanții bancare pentru proiecte de reconstrucție în Ucraina.
Dar dacă SUA iese din schemă, totul se destramă.
Britanicii
plănuiau să folosească resursele ucrainene ca să-și salveze băncile
falimentare. Fără ele, criza economică lovește în plin Londra.
Rusia și China: Marii câștigători
În tot acest haos, cine stă liniștit și se bucură? Rusia și China.
Rusia:
A câștigat războiul și acum își negociază condițiile de pace. Putin
oferă o alternativă mai bună pentru SUA – acces la mineralele Rusiei,
unde sunt zeci de ori mai multe resurse decât în Ucraina.
China: Se poziționează ca mediator și garant al unui nou echilibru de putere.
Trump: Profită de situație și negociază la sânge.
Ce urmează?
Următoarele 9-12 luni vor fi esențiale. Dar se conturează o schimbare majoră:
- sfârșitul „ordinii mondiale bazate pe reguli” – SUA nu mai vrea să fie „polițistul lumii” în slujba Londrei și UE.
-
O alianță surpriză între SUA și Rusia – un posibil acord istoric între
Trump și Putin pentru reducerea armamentului nuclear și cheltuielilor
militare.
- UE și Marea Britanie – tot mai slăbite – cu economii instabile și fără un plan clar de supraviețuire.
- O nouă eră geopolitică – în care puterile regionale (Rusia, China, India, Turcia) își stabilesc propriile reguli.
Concluzie: Britanicii au crezut că sunt șmecheri. Trump i-a lăsat cu buza umflată.
Marea
Britanie a încercat să fure Ucraina înainte să vină Trump la putere.
Planul a fost stricat, iar acum Londra și UE sunt într-o cursă disperată
pentru supraviețuire.
Între timp, Trump joacă
tare, Rusia își consolidează victoria, iar viitorul Europei e tot mai
nesigur. Un singur lucru e clar: lumea nu va mai fi niciodată la fel.
Florian Manet, Colonel de la gendarmerie nationale.
Il commande le volet opérationnel du Commandement du Cyberespace du
Ministère de l’Intérieur.
Interview organisée et conduite par Pierre Verluise, docteur en Géopolitique, fondateur du Diploweb,
il produit Planisphère sur Radio Notre Dame et RCF depuis septembre
2024. Cette émission a été diffusée en direct le 4 mars 2025.
Synthèse par Émilie Bourgoin, étudiante en quatrième année au BBA de
l’EDHEC et alternante au sein de la cellule sûreté d’un grand groupe.
Elle a la charge du suivi hebdomadaire de l’actualité des livres, revues
et conférences géopolitiques comme de la rédaction des synthèses des
épisodes de l’émission Planisphère pour Diploweb.
La géopolitique résiste-t-elle au cyber ? Le
cyber, est-ce virtuel, immatériel ou matériel ? De quelles façons la
couche matérielle du cyber est-elle un champ d’affrontement géopolitique
entre acteurs étatiques mais aussi non étatiques ? Pourquoi la couche
logicielle du cyber est-elle l’enjeu de l’expression des rivalités de
puissance étatique comme non étatique ? Comment pouvons-nous comprendre
la géopolitique des infrastructures numériques ? Dans le cyber, l’État
est-il un acteur disqualifié ? Pour répondre, nous avons l’honneur de
recevoir Florian Manet.
Cette émission, Planisphère, La géopolitique résiste-t-elle au cyber ? Avec F. Manet, sur RND
Synthèse de cette émission, Planisphère, La géopolitique
résiste-t-elle au cyber ? Avec F. Manet, rédigée par Émilie Bourgoin
pour Diploweb.com. Revue et validée par F. Manet
Dans un monde de plus en plus connecté, la dimension géopolitique du cyberespace soulève de nombreuses interrogations [1].
Le cyber, souvent essentiellement perçu comme un domaine immatériel,
prend de plus en plus d’importance dans les enjeux de pouvoir entre
États et entre acteurs privés. Le colonel Florian Manet met en lumière
les aspects matériels et les confrontations géopolitiques qui se jouent
dans cet espace numérique. La question centrale est alors de savoir si
l’organisation géopolitique traditionnelle peut encore résister à la
montée en puissance des menaces cyber, ou si elle est irrémédiablement
transformée par cette nouvelle dimension.
Florian Manet
Florian Manet publie « Thalassopolitique du narcotrafic international, la face cachée de la mondialisation ? » aux éditions EMS. Il s’exprime à titre personnel. Crédit photographique : Pierre Verluise
Verluise/Diploweb.com
La dimension matérielle du cyber
Contrairement à une idée répandue, le cyber n’est pas un espace
purement immatériel. Il repose sur une infrastructure physique complexe,
composée de câbles sous-marins, de data centers et d’une
multitude d’objets connectés. Avec environ 1,2 million de kilomètres de
fibres optiques sillonnant les océans, ces installations matérielles
constituent la colonne vertébrale des échanges de données mondiaux.
Florian Manet souligne l’importance de ces infrastructures, qui sont
devenues des cibles potentielles d’actes malveillants. Le cyber, bien
que virtuel dans ses effets, repose sur une base matérielle concrète,
indispensable au bon fonctionnement des sociétés modernes.
Les attaques sous-marines : Nord Stream 2 en 2022 brisent un accord tacite
L’exemple le plus frappant de l’importance stratégique des
infrastructures sous-marines est l’attaque sur le gazoduc Nord Stream 2
en septembre 2022 [2]. Cet incident a mis en lumière la vulnérabilité des installations offshore,
qu’il s’agisse de gazoducs ou de câbles de communication. Le milieu
marin comme l’éloignement des côtes n’est plus guère une protection. L’attaque a brisé un accord tacite selon lequel ces infrastructures restaient à l’abri des agressions.
Le précédent créé par cet acte impose une révision des stratégies de
protection des infrastructures critiques sous-marines, qui sont devenues
des enjeux géopolitiques de premier plan. La protection de ces
installations est désormais une priorité pour les États et les alliances
comme l’OTAN.
Avec l’introduction massive des drones dans les conflits, notamment
en Ukraine, la guerre prend une nouvelle forme, où les barrières
géographiques sont facilement contournées. Les drones terrestres,
aériens et marins peuvent être utilisés pour saturer les réseaux et
cibler des infrastructures critiques comme les câbles sous-marins et les
data centers.
Le dark web : un espace d’activités illicites
Le dark web, une partie obscure de l’Internet accessible
uniquement via des navigateurs spécifiques comme Tor, est un espace où
les activités illicites prolifèrent. Initialement développé par des
agences de renseignement américaines, Tor permet d’accéder à des marchés
non indexés où s’épanouissent des activités illicites à l’échelle
mondiale. Ainsi, circulent des données
volées obtenues notamment lors de cyberattaques comme des rançongiciels
et où sont proposés à la vente des produits ou substances illicites
comme des armes, des produits stupéfiants ou des contenus
pédopornographiques. Ainsi, le cyberespace décloisonne des espaces
géographiques, culturels, dessinant de fait une nouvelle géopolitique. À
titre d’illustration, des solutions logicielles contribuent à opacifier
des échanges par voie numérique en rendant incertaine la localisation
géographique des acteurs. Des outils comme les VPN ( ou Virtual Private Network)
permettent aux utilisateurs de masquer leur localisation géographique
précise, ce qui présente l’avantage de protéger les internautes dans des
zones soumises à forte censure ou pour éviter d’être repérés.
En plus des VPN, il convient d’évoquer d’autres typologies de
cyberattaques qui illustrent à dessein les enjeux géopolitiques du
cyberespace dans leurs capacités à fragiliser toutes tentatives
d’attribution d’un acte malveillant. Il s’agit des attaques par DDOS,
autrement dit des attaques par déni de service distribué. Des machines
zombies c’est-à-dire des ordinateurs indûment contrôlés à distance par
des hackers sont mobilisées, simultanément, pour saturer par des
requêtes envoyés en grand nombre sur des services en ligne par exemple.
L’effet est immédiat : le service ne peut répondre et se trouve de fait
inopérant dans ses fonctionnalités ou « service ». Ces attaques,
déclenchées à l’insu des propriétaires des machines, saturent les
serveurs visés, rendant difficile l’identification des attaquants.
Ainsi, la géographie physique n’est plus un obstacle, transformant la
cybercriminalité en un défi majeur pour la sécurité internationale.
Les data centers : installations physiques névralgiques au cœur de la guerre cyber ?
Les data centers, véritables centres névralgiques du cyberespace, jouent un rôle clé dans la sécurisation des données
et des communications à l’échelle mondiale. Ces infrastructures,
souvent gérées par des entreprises privées, hébergent de nombreux
serveurs contenant des données comme des boites mail, des fichiers
d’entreprise ou des données techniques (logs de connexion, journaux
d’événements etc.…). Ces centres sont devenus des points clés pour les
cyberattaques. Pour les attaquants comme pour les services étatiques.
Ils focalisent l’attention de toutes les parties. Ils constituent des portes d’entrée vers le « point d’eau » que constitue la « data »,
cet or du XXI -ème siècle. Il s’agit alors d’accéder à la donnée, de la
rendre intelligible en passant outre les obstacles du chiffrement et
des architectures informatiques souvent complexes. Ou d’exploiter les
traces laissées sur les réseaux numériques par les acteurs malveillants
afin de les identifier et, de fait, d’attribuer l’attaque à un groupe
cybercriminel ou para-étatique. Dans ce cadre, une géopolitique des data centers
émergent, distinguant les acteurs publics comme privés sur le critère
de la compliance et de la coopération sollicitée par les autorités
publiques.
L’État, concurrencé par les géants du numérique
L’un des changements majeurs apportés par le cyber concerne la remise
en cause de la souveraineté des États sur les infrastructures de
communication. Autrefois maîtres de leurs réseaux de communication, les
gouvernements voient aujourd’hui leur autorité défiée par des
entreprises privées de taille mondiale, comme les GAFAM (Google, Apple,
Meta, Amazon, Microsoft) et les BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi).
Ces géants du numérique, qui contrôlent des infrastructures critiques,
ont acquis une influence géopolitique transnationale. Les États se
retrouvent en position de dépendance vis-à-vis de ces entreprises pour
l’accès à des services essentiels. Cette situation complexifie encore
plus les relations internationales, car les entreprises privées, au même
titre que les États, deviennent des acteurs géopolitiques de premier
plan.
Les cryptoactifs : une nouvelle forme de monnaie indépendante des États ?
Un autre exemple du défi lancé aux États dans l’espace cyber est la
montée en puissance des cryptoactifs. Ces devises numériques, basées sur
la blockchain ou chaine de blocks constituant un registre numérique de
transactions décentralisées, échappent au contrôle des gouvernements et
des banques centrales. Elles contribuent à l’émergence d’une Finance
Décentralisée qui unifie le marché des transactions financières à
l’échelle internationale sur le principe d’une dérégulation absolue.
Contrairement aux monnaies traditionnelles, ces cryptoactifs ne sont adossés à aucune autorité étatique, ce qui en fait une alternative autonome et transnationale. Ces nouvelles formes de monnaie sont l’expression même de la décentralisation du cyberespace, où les États perdent peu à peu leur emprise sur des secteurs stratégiques, comme la finance. C’est donc un marqueur caractéristique de l’identité d’une puissance publique qui s’en trouve contesté.
La manipulation de l’information : une arme cyber au service de guerre hybride ?
L’une des armes les plus redoutables du cyberespace est la manipulation de l’information.
Elle agisse sur le champ de la connaissance et des perceptions,
affectant, de fait, l’ordre public socio-économique. Elle contribue à
remettre en cause la valeur de la parole publique et de la vérité de
faits établis. Ainsi, à titre d’illustration, les technologies
d’intelligence artificielle permettent aujourd’hui de produire des
contenus falsifiés extrêmement réalistes, que ce soient des images, des
vidéos ou des enregistrements audios. Dans ce nouvel écosystème
numérique, la vérité devient mouvante et manipulable à volonté. Les « deepfakes »,
ces montages numériques qui prêtent des propos ou des actions fictives à
des personnalités publiques, posent des questions éthiques et
philosophiques sur la liberté de communication et sur la responsabilité
de l’État dans la régulation de l’information. La manipulation de
l’information via le cyber n’est plus uniquement l’apanage des États ;
elle est désormais à la portée de groupes criminels et para-étatiques
ou, bien encore, d’acteurs privés, ce qui modifie les rapports de force
géopolitiques.
Ressources recommandées
Pour approfondir ces sujets complexes, le Colonel Florian Manet recommande le Rapport annuel sur la cybercriminalité 2024,
publié par le ministère de l’Intérieur et le Commandement du
cyberespace. Ce document constitue une référence essentielle pour
comprendre les évolutions récentes de la cybercriminalité et les
stratégies mises en place pour y faire face.
[1] NDLR : Cette émission a été enregistrée le 23 septembre 2024. La synthèse a été revue et validée le 6 mars 2025.
[2] NDLR :
Les gazoducs Nord Stream 1 et 2, situés en mer Baltique, ont subi
quatre explosions dont trois le 26 septembre 2022 et une le 29 septembre
2022.
Nu există dușman mai mare pentru un popor decât
intelectualul școlit de colonizator ca să-și distrugă țara din interior,
bucată cu bucată.
România acceptă ușor orice ticăloșie dacă e teoretizată. Îi aud pe
mulți că se plâng neîncetat de pasivitatea românilor, de lentoarea cu
care reacţionează la abuzurile autorităţilor şi a faptului că nu ies în
stradă să protesteze aşa cum fac cetăţenii din alte ţări. Cred că
resemnarea și pasivitatea ține de spiritul mioritic al poporului român,
acela de a accepta tot ce poate avea o semnificație, un rost ce este dat
de Dumnezeu, de o putere superioară și care constituie un destin
implacabil.
Propagandiştii şi politrucii au intuit acest lucru şi se folosesc din
plin de limbajul dezinformării şi de tehnici abile de manipulare pentru
a-i determina pe cetăţenii simpli să accepte senin orice ticăloşie,
hoţie, abuz sau nedreptate.
Practic, dacă se inventează o denumire nouă pentru o ticăloșie pusă
la cale și se oferă o semnificație, un loc în ordinea firească a
lucrurilor, atunci aceasta este acceptată cu resemnare către populație,
tot ce-i rămâne de făcut invocarea ei permanentă în vorbirea curentă,
folosirea ei ca argument pentru a explica tot felul de neajunsuri, sau
ca subiect de bancuri și glume amare.
De 35 de ani poporul român a fost, neîncetat, jefuit, exploatat,
manipulat, dezbinat, demoralizat, destructurat și rupt de valorile sale
tradiționale. Cu toate astea, clasa conducătoare a întâmpinat foarte
puțină rezistență în acțiunile sale din partea populației. Această
consecință a faptului că de fiecare dată hoția, ticăloșia, trădarea și
vânzarea poporului român au căpătat o denumire pompoasă și intens
mediatizată, care constituie o justificare și o garanție că tot ce se
întâmplă și în interes național și pentru un viitor mai bun pentru a
face. .
În primii ani după căderea comunismului
A am avut tranziţia la economia de piaţă. În numele tranziției a fost
distrusă furată și vândută economia națională, acest lucru fiind numit
privatizare. Au fost mărite în mod premeditat prețurile la mărfuri și
utilități publice, sub pretextul liberalizării și a fost devalorizată
artificială moneda națională, dând vina pe inflație. Românii au acceptat
cu stoicism toate acestea pentru că, vorba aia, „e tranziție”!
Pentru că accesul la paradisul capitalist nu este un lucru tocmai
simplu, la capătul multor ani grei de tranziție ni s-a propus aderarea
la NATO și UE, ca soluție finală pentru dezvoltare economică, socială și
integrare în spațiul european occidental. Au uitat însă să nu spună că
de fapt „aderare” înseamnă transformarea României în neocolonie și piață
de desfacere pentru țările capitaliste dezvoltate.
După un an de la aderare, în care ni s-a creat iluzia că putem accesa
dezvoltarea economică și prosperitatea ne-au lovit în moalele capului
cu criză financiară, pe scurt, CRIZA. În realitate, o escrocherie
abjectă pusă la cale de bănci în complicitate cu statul corupt și vândut
puterilor străine.
De atunci înainte, orice abuz, orice hoție, ticăloșie făcută acestei
națiuni, a avut ca scuză criză. Se taie salarii, pensii, se măresc
impozite?! Păi trebuie să facem consolidare fiscală, pentru că e criză!
Avem nevoie de stabilitate macroeconomică, care se poate face numai
îndatorând țara pe zeci de ani la FMI, deși banii nu sunt destinați
statului ci băncilor străine care au dat tunuri. Se închid școli,
spitale și bolnavii cronici mor pe capetele din lipsă de medicamente
absolut necesare?! Păi e austeritate! Evident, austeritatea e doar
pentru fraieri și săraci, deoarece la nivel de administrație și risipă,
prosperitate, lux și înflorire economică maximă!
De departe cea mai abjectă teoretizare a unei ticăloşii este însă cea
cu coabitarea. Termenul se pare că a fost impus din afara țării și este
de origine franceză. Acum toată lumea vorbește cu resemnare despre
pactul de coabitare, despre coabitaci, ca și cum ar fi ceva normal,
absolut firesc și intrat în rutina cotidiană, fără să mai realizeze
faptul că este vorba de o dublă trădare și o coalizare a întregii clase
politice românești împotriva propriului popor, pentru a sluji interesele
unor puteri străine. Au trădat: Băsescu, Iohannis, servicii,
justițiabili etc. Cred că în Europa nu există ,,stat mai corupt”ca
Romania.
Ce mai urmează?! Păi, analizând atent ultimele trenduri și propagandă
general acceptată și universal practică în mass-media, în viitorul
apropiat vom accepta și vom înghiți pe nemestecate următoarele:
regionalizarea, independența energetică, liberalizarea prețurilor la
gaze și energie, locuri de muncă în minerit, diversitatea familiilor şi
practicilor sexuale, secular umanismul (satanism), revoluţia verde
(Monsanto) în agricultură şi multe, multe altele. Condiția necesară și
suficientă pentru a accepta toate aceste mizerii, este ca ele să fie
frumos teoretizate, ambalate ideologic și prezentate non-stop pe toate
canalele media.
Un popor de o, merită un guvern de lupi!
Trecem prin clipe grele. Realitatea pe care o trăim sfidează bunul
simț, logica, rațiunea, sănătatea mintală. Preocupaţi de supravieţuire,
alergăm buimaci şi derutaţi după niscai resturi de la masa bogaţilor,
pentru a ne îngriji de noi şi de apropiaţii noştri. În furnicarul
bezmetic în care ne mișcăm, am uitat să privim în jur pentru a-i observa
pe cei care ne controlează mintea și rațiunea. De peste două decenii
România este privită ca un vânat profitabil, ca un „pământ al
făgăduinței”. Impostorii politici din România, umile slugi
postdecembriste, servile Înaltei Porți a Noii Ordini Mondiale, au
distrus Țara și ne-au dat înapoi cu un secol, practicând ca politică de
stat, minciuna, genocidul economic, cunoașterea și crima împotriva
poporului român. Priviți cine a condus și cine ne conduc acum sunt
identice.
Democraţia, o simplă iluzie?
Astăzi, la un secol de la prima cruntă mare încrâncenare a lumii, ne
aflăm într-un altfel de război planetar. Prinsă în colimator, pe post de
țintă a „radarelor”și dronelor inamice, România a fost târâtă într-un
război invizibil, nedeclarat. Un război fără convenții, fără reguli,
fără limită, un război de cotropire și îndobitocire, mai dur, mai
distrugător decât cel al cizmei sovietice din anii ’40-’50. Un grup
„elitist” de oameni super-bogați, a super existență este atent ocultată,
se erijează în dumnezeii Noii Ordini Mondiale.
Mulți dintre dumneavoastră poate că nici nu ați auzit de așa ceva
sau, dacă da, considerați a fi rodul „teoriei conspirației”. Inexact!
Minuțios pregătit și experimentat, a fost construit un păienjeniș
diabolic cu mii de interconexiuni, prin aceea „licuricii” planetei
manipulează omenirea după bunul lor plac și interes. Grupul
„Bilderberg”, FMI, Banca Mondială, Council of Foreign Relations – CFR
(Consiliul pentru Relații Externe), Comisia Trilaterală…, doar câteva
din principalele „instrumente” organizaționale. Complotiştii acaparării
controlului total al planetei urzesc distrugerea statelor naţionale,
apoi unirea rămăşițelor acestora în conglomerate statale asemenea UE.
Avem acum ,,licuricii” noștri: Bolojan, nici prezență de președinte nu
are, Ciolacu habar nu are că este premier și mulți alți sorosiști.
Manipulare și minciună.
În mod continuu, suntem agresați cu spectacole electorale de proastă
factură, regizate în interesul „baronilor” și „mogulilor”, interpretate
de niște papagali incompetenți, sfertodocți și necinstiți, care se
rotesc la butoanele de comandă. „Pâine și circ!” Asta ni s-a servit în
permanență după decembrie 1989! Priviți și dumneavoastră ce ,,circari”
avem și cum s-au ales unii pe ceilalți. Aceiași „actori”, trași parcă la
o rotativă imbecilă, au trecut, încă o dată, cu circul electoral prin
târgurile și orașele patriei. E vremea să înțeleagă acești „coate goale”
că nu au ajuns acolo pentru a-și etala, în fața camerelor de
televiziune, ceasurile din aur, inelele ostentative, costumele de firmă,
cravatele și ordonanțele emise împotriva propriului popor, ci pentru a
rezolva problemele extrem de dureroase ale românilor, pentru a permite
renașterea sentimentului național, sedat și atrofiat la ordinele
„licuricilor” planetei, aceștia „dumnezei” de conjunctură.
„Românii sunt un popor de oi, conduși de un guvern de lupi” sau
românii sunt „o turmă de oi, mânată de niște ciobani tâmpiți, într-o
prăpastie”, dar, în continuare, își exprimă optimismul, argumentând: „Ne
vom trezi la timp. (Gheorghe Văduva). Eu spun că a sosit momentul să
scoatem capul din nisipul în care am fost îngropați vreme de aproape un
sfert de secol! Nu mai putem trăi în umbra amintirilor și a
poveștilor. Pentru că în România mai trăiesc, încă, Oameni! Oare chiar
suntem liberi? E de bun simt pentru orice individ de pe planeta asta –
aparținând unei societăți moderne – să nu-și facă iluzii că este liber.
În realitatea zilnică materială, libertatea este o iluzie.
Controlul mijloacelor de comunicare și propagandă care se
autopromovează. Numai cei din vârf știu exact despre ce e vorba, ce se
întâmplă și care e scopul. Despotul folosește propaganda și inventează
cuvinte noi și înțelesuri noi. Prin puterea propagandei valorile umane
sunt răsturnate cu susul în jos, adevărurile evidente sunt trecute sub
tăcere, iar minciunile stau ca adevăruri, sau adevărurilor li se dă un
crâmpei de atenție.
Dobândirea și impunerea încrederii absolute. Este principiul „Încrederii totale!
Globalizarea poate fi definită ca ideologie prin faptul că se opune
statelor suverane. Adevăraţii stăpâni ai lumii nu mai sunt guvernele
ţărilor, ci conducătorii grupurilor multinaţionale financiare sau
industriale şi ai unor instituţii internaţionale „opace” (FMI, Banca
Mondială, OCDE, OMC, băncile centrale). Prin urmare, cei care conduc
lumea nu sunt aleși în mod democratic. V-ați întrebat vreodată de ce nu
vă ajung banii, de ce plătiți rate insuportabile la bancă, de ce nu vă
mai place nimic din ce aveți în casă, de ce vă vine mereu să vă certați
cu toată, de ce vă simțiți neglijați, ignorați, umiliți, striviți de cei
care ar trebui să vă servească, de ce nu sunteți fericiți și nici măcar
mulțumiți? Sunt convins că v-aţi întrebat. Dar v-aţi întrebat de ce nu
faceţi nimic pentru ca aceste nemernicii să nu mai continue?
Aceste lucruri consider că descriu cel mai bine parteneriatul „stat +
privat + media” care acţionează, de ani buni, pentru îndobitocirea
indivizilor din această ţară. Aș dori să precizez că nu aș avea aroganța
să pretind că eu nu mă încadrez în această categorie a „fraierilor”. Ce
îmi place să cred este însă că aceste metode nu m-au prins în
totalitate. Mulţumesc „pe această cale” propriei mele conştiinţe care
m-a ajutat să fiu măcar un „fraier conştient“.
România este condusă de un sistem închis, format din
câteva clanuri, constituite din rețele de familie și afaceri, clanuri
controlate de o gerontocrație. România este condusă de un sistem de
clanuri, „constituite din rețele de familie și afaceri”, fără ideologie,
al cărui scop este doar conservarea puterii.
Într-un articol de pe blogul Historice, George Damian, istoric și
jurnalist afirmă că în România este un sistem feudal, în care clanurile
își împart controlul asupra resurselor (afaceri, fluxuri financiare,
instituții etc.), în funcție de un sistem de relații de vasalitate”.
Accesul la acest sistem este blocat, nu există ascensoare sociale reale,
pentru cei rămași în afara rețelelor de putere există două opțiuni: o
formă de neo-iobăgie pe una din feudele existente sau emigrarea, care a
fost folosită ca o supapă pentru evacuarea eventualelor presiuni
sociale: plecați și nu ne mai deranjați! Un fenomen care capătă avânt
din ce în ce mai mult este transferul ereditar al feudelor, conducerea
instituțiilor este transmisă din tată-n fiu/fiică sau la nevoie în
cadrul aceleiași familii”.
În ceea ce privește instituțiile și sistemul politic, istoricul
afirmă că sunt „forme fără fond”, care au un singur rol: „să ofere o
fațadă acceptabilă în exterior pentru adevărata structură de putere
neo-feudală”.
„Reformele puse în mișcare de aderarea la Uniunea Europeană au fost
abandonate treptat („pas cu pas”cum se spune) și s-a ajuns la un modus
vivendi între neo-feudalii din România și imperialii de la Bruxelles.
Clasa politică românească știe să aplice cu succes doctrina Pristanda:
„Ghiță, Ghiță! Pupă-l în bot și papă tot!” Structura de putere
neo-feudală românească este în realitate șubredă, se bazează pe o
înțelegere tacită și reciproc avantajoasă între clanuri, spulberarea
acestei păci interne (sau „frăția hoților” cum i se mai spune), nu este
în interesul nimănui. De aici și supușenia totală în fața structurilor
imperiale de la Bruxelles cu care s-a ajuns la fel la un acord tacit și
reciproc avantajos: românii stau cuminți, nu cer și nu vor mai nimic
(spațiul Schengen este un acord tehnic, nu o favoare; trebuie să
îndeplinești niște condiții, nu să primești un cadou).
Reprezentanții României la UE
Nu îndrăznesc (și nici nu au dezlegare de la București) nici măcar să
miaune la Bruxelles. La asta se adaugă și calitatea îndoielnică a
politicienilor români împinși în Parlamentul European, unii dintre ei
puși pe liste aproape împotriva voinței lor și pentru care mersul la
Bruxelles este o formă exil, alt efect pervers al sistemului neo-feudal
de putere). Pe scurt: reprezentanții clasei politice românești trimiși
la Bruxelles sunt la fel de conservatori ca și în politica internă, nu
doresc și nu promovează nici un fel de schimbare, sunt conformiști și
caută să se strecoare sub umbrela de protecție a oricui își face pomană
cu ei și nu vrea să pună întrebări despre ce se întâmplă cu adevărat la
București. Cam așa arată peisajul real al structurilor de putere din
spațiul românesc și relațiile sale cu Uniunea Europeană”.
Edificiul tău fragil, clădit pe iluzii și compromisuri? Pentru utopia
ta birocratică, unde idealurile fondatoare s-au pierdut în mlaștina
unei politici meschine, ajunse pe mâinile unor figuri demagogice,
viclene și lipsite de scrupule? Nu avem încă răspunsul, dar nimic nu ne
mai miră.
Trăim într-un prezent frământat
În care pericolele pendulează deasupra noastră ca sabia lui Damocles.
Instabilitatea economică, un spectru nemilos, bântuie întreaga planetă,
iar criza globală se adâncește tot mai mult, ca un vârtej în care se
pierd atât certitudinile, cât și speranțele.
Europa, cândva leagănul umanității și al civilizației, pare acum o
umbrelă fragilă sub care se ascund jocurile puternicilor zilei. Europa a
ajuns să fie doar un balansoar al intereselor economice contradictorii,
în care fiecare mișcare este dictată de ritmul febril al pieței: când
urcă, când coboară, fără un echilibru real sau o viziune pe termen lung.
În această lume distorsionată, banul a ajuns să fie singurul criteriu
al valorii. Totul s-a redus la o simplă măsură materială, iar în
afacerea aceasta sumbră nu mai există loc pentru idealuri, pentru
umanitate, pentru sensuri mai adânci. Suntem în plin vis al unei
existențe care se hrănește doar cu câștiguri, iar din această „hrănire”
nu mai rămâne nimic sacru. Tot ce nu poate fi vândut sau cumpărat a fost
spulberat, iar noi, cu o inconștiență aproape tragică, ne-am așezat în
fața unui butoi cu pulbere, care, mai devreme sau mai târziu, va
exploda. Fiecare pas pe care îl facem ne apropie mai mult de momentul
fatal.
Uniunea Europeană a pornit la început ca o idilă franco-germană, un
vis ambițios al reconcilierii și al prosperității, dar, pe măsură ce s-a
extins, a devenit mai mult o alianță tactică, în care fiecare stat a
intrat în funcție de interesele ei. Așa cum se întâmplă în orice joc de
putere, unele națiuni au adus cu ele resurse, iar altele au venit doar
cu promisiuni.
Unele state au fost considerate mai puțin valoroase, deoarece liderii
lor, de cele mai multe ori, nu aveau curajul sau viziunea să-și apere
interesele naționale cu demnitate. Este ușor să ne imaginăm ce ar fi
fost România dacă ar fi fost condusă de oameni de valoare, cu adevărat
autentici, capabili să pună interesele națiunii înaintea celor personale
sau externe. Poate că atunci am fi avut un alt drum, unul de respect și
influență în Europa, nu doar unul de supunere. Dar, din păcate,
realitatea este diferită. Avem, în schimb, doar marionete, lideri slabi
și nepăsători, care se ascund în spatele unor măști de „cooperare” și
„progres”. Ei sunt doar piese într-un angrenaj globalist, ținând fără
vlagă cârma unei corăbii care s-a pierdut pe o mare agitată. Vântul
suflă imprevizibil, iar valurile crizei economice și geopolitice se
sparg fără milă de bordul unei națiuni care nu mai știe încotro se
îndreaptă. Fără lideri autentici, fără viziune clară, acești conducători
sunt doar umbra unor vremuri apuse, incapabili să înfrunte furtunile ce
amenință să înghită tot ce a mai rămas din demnitatea națională.
Departe de a fi capabili să călăuzească această corabie spre limanul
siguranței, ei se lasă purtați de curentul globalist, fără să întrebe
dacă există o destinație reală sau un scop nobil. De 35 de ani, asistăm
la o farsă sinistră: aceleași figuri toxice se perindă la conducere, își
schimbă doar etichetele și sloganele, păstrând însă aceeași esență
nocivă. Își devorează propria națiune cu un apetit insațiabil. Ajunge!
Suntem în ceasul al doisprezecelea! Cât timp mai putem suporta această
degradare continuă, această prăbușire a demnității naționale? Cât timp
vom mai accepta umilința supremă, chiar pe pământul nostru? Suntem pe
marginea prăpastiei, iar disperarea s-a transformat în furie. Nu mai
vrem să alegem dintre două rele răul cel mai mic, vrem binele, vrem ceea
ce este drept, corect, moral! Vrem o schimbare reală, profundă,
ireversibilă!
România nu mai poate fi lăsată pe mâna unor profitori care și-au
transformat funcțiile publice în sinecuri, care privesc politica doar ca
pe un mijloc de a se îmbogăți fără muncă. Aceste vremuri trebuie să
apună, iar cei ce s-au hrănit din corupție și trădare trebuie să
răspundă pentru tot răul făcut. Poate pentru tine. Poate pentru noi. Sau
poate pentru întreaga lume care stă să se prăbușească sub greutatea
propriei decadențe, un colos muribund care nu mai știe ce înseamnă
adevărul. Există riscul ca un pluton de ,,spălați pe creier”, mulți
dintre ei bursieri, perfecționați și racolați prin SUA pe vremea
democraților, să bage România în dezastru. Adică să determine o
prăbușire a mult lăudatului parteneriat strategic și a închipuitei lor
umbrele de Securitate.
Mai ieri, toată suflarea politico-jurnalistică vorbea cu gura mare
despre cea mai solidă garanție de Securitate pe care România o are în
NATO, cea mai cea din istorie, iar acum, cu hămăitul lor anti-american,
îl toacă, îl minimalizează, îl pun sub semnul îndoielii. Cu gândirea lor
plină de vârtejuri sunt gata să ne lase pe toți în ploaie să apărăm
Ucraina cu piepturile goale și să ne luptăm cu rușii. În numele unui
pro-europenism de tip progresist, jurnaliștii și comentatorii noștri cu
pretenții de voci naționale își țin hangul cuprinși de un
anti-americanism cumplit. La acest capitol, cred că suntem primii și cei
mai tari din Europa. România deține la această oră cel mai agresiv
contingent de presă care presează asupra deciziilor strategice ale
țării. În judecățile urechisto-morale ale comentatorilor, Donald Trump
este un pericol, o caricatură, un afacerist nemernic, un pericol pentru
democrație.
Calificați la locul de muncă
Sau în stagii scurte în SUA, Anglia, Germania și Franța, zgomotoșii
noștri analiști hipermoraliști sunt gata să ne scoată și din NATO. Nu
contează România. Lor nu le pasă de țară. Uneori, le și pute. Contează
numai Ucraina, contează obrazul Comisiei Europene, inclusiv banii de la
Bruxelles. Politicienii tac speriați, derutați, incapabili să-și asume o
poziție. Mediocrii de pe locul doi au vocea gâtuită. Însă batalionul de
lătrăi hămăie neîncetat și macabru, prefăcându-se că apără valorile
morale și pune mușchiul minții lor la o super-direcție a politicii
românești.
Ce scrie un fost abonat al Ambasadei americane de la București, și el
cândva un fel de bursier prin SUA, numit Tăpălagă? „El știe doar că
undeva în lumea asta, într-o țară mică, există un vânzător de iluzii la
fel de mare ca Tramp și vorbesc cam aceeași limbă. O fi Bolo?
Este vremea lor, vremea dezaxaților cu capacitate de seducție în
rândul maselor educate de rețelele sociale, deci cu busola defectă. Ei
surfează azi pe valul de furie și revoltă care mătură deopotrivă Europa
și America”. (Tăpălagă).
Ce scrie madona ecourilor din SRI, Ioana Ene Dogioiu, cîndva o
purtătoare de mesaj a Serviciului? „Orice discuție despre perioada pe
care o trăim la nivel global este că SUA au încăput pe mâna unui
infractor condamnat și a camarilei sale de oligarhi care nu dau doi bani
nici măcar pe interesele țării lor, cu atât mai puțin pe morală,
principii și valori, ci doar pe propriile interese”.
N-aș vrea să am dreptate, dar ne putem trezi cu o nenorocire
provocată de jurnaliști, de libertatea de a gândi a unor oameni care nu
gândesc, care se avântă în considerații pe o spoială de cultură și care
nu știu care-i diferența între părere și informație, între relatare și
închipuire. Un snop de păreri tembele, puse pe net și pe televiziuni,
chiar poate provoca o problemă națională! Bolojan și Ciolacu sunt
campioni la păreri tembele.
Al dumneavoastră, același
Prof. Ing. Ioan Romeo Mânzală
P.S. Nu peste mult timp, vor urma ,,percheziții” în întreaga UE
începând cu Bruxelles-ul lui Ursula (cancerul șmecheriilor soroșiste),
bineînțeles Romania, unde există suspiciuni de trafic de tot și toate,
arme, deturnare de fonduri, păcăleala Covid, unde și acum mor oameni,
iar mincinoși precum Tătaru, Arafat, Vela, Voiculescu, Mihăilă,
Iohannis, Maia Sandu, Câțu, Orban, Gheorghiță etc. toți care au condus
și mințind poporul ducându-l la moarte vor plăti. Cum a ajuns PSD cu
voturile cele mai multe să fie întrecut de PNL de pe locul3? Grupul de
la Cluj în frunte cu Bolojan alt capabil, a ajuns și Președinte.