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Neagu Djuvara est décédé. Să-i fie țărâna ușoară!

La Maison Roumaine annonce avec grande tristesse le décès, jeudi, 25 janvier 2017, à Bucarest, à l’âge de 101 ans, de son ancien secrétaire général, le diplomate et l’historien Neagu Djuvara.
Né le 31 août 1916 à Bucarest, dans une vieille famille roumaine, il fait ses études secondaires et universitaires en France où il obtient une licence en histoire (1937) et un doctorat en droit (1940). Plus tard, après une vie bien remplie, il passera encore un doctorat d’état ès lettres (1972) avec une thèse portant sur la philosophie de l’histoire, conduite par Raymond Aron, intitulée : « Civilisations et archétypes historiques». Elle sera publiée en 1975 chez Mouton sous le titre : Civilisations et lois historiques, Essai d'étude comparée des civilisations.
Entre  temps N. Djuvara a lutté, lors de la Deuxième Guerre Mondiale, dans l’armée roumaine sur le front de l’est où il a été gravement blessé (1941), après quoi il a intégré le Ministère des Affaires Etrangères roumains (1943) qui l’envoie en poste à l’Ambassade de Stockholm où il négocie l'armistice avec Alexandra Kollontaï, l'ambassadrice sovietique (1944) et où il reste jusqu’en mars 1945 quand les communistes s’emparent du pouvoir dans la Roumanie occupée par les soviétiques.
Neagu Djuvara va se réfugier à Paris où il joue un rôle actif, à côté de Mme Maria Braescu, dans l’association d’aide aux réfugiés roumains « Caritatea Romaneasca – CAROMAN » créée à Paris, par Nicolae Caramfil, en 1947. Il travaillera en parallèle, comme journaliste à la radio Free Europe, jusqu’en 1961 quand il quitte Paris pour le Niger, où il travaille vingt-trois ans comme conseiller juridique et professeur de droit international et d'histoire économique à l'université de Niamey. 
En 1984, à l’âge de 68 ans il revient à Paris où il donne des cours à INALCO et s’engage activement dans la vie de la communauté roumaine de Paris, en devenant notamment secrétaire général de l’association « La Maison Roumaine », créée deux années auparavant par les réfugiés roumains et dont le président est Mme Christina Sturdza. Il y reste jusqu’en 1991 quand il rentre à Bucarest et commence une nouvelle vie en devenant l’une des personnalités les plus connues du Pays. Il publie beaucoup et devient professeur associé à l'Université de Bucarest et membre des instituts d’histoire « Nicolae Iorga » de Bucarest et « Alxandru D. Xenopol » de Iasi. En 1998 il prend sa retraite et se consacre depuis à ses publications ; il est présent à tous les grands salons du livre tels « Gaudeamus » et autres. La liste de ses publications et autres détails de sa vie se trouvent sur internet.
J’ai eu le privilège de bien connaitre Neagu Djuvara et je garde de lui le souvenir d’un homme de grande culture et vitalité, profondément attaché à ses origines, Un homme qui malgré les épreuves traversées gardait son optimisme et analysait avec lucidité et objectivité la réalité du Monde qui l’entourait.
Deux jours avant son décès, étant à Bucarest, j’ai voulu le voir, mais ce n’était plus possible. Sa fille Dominique que j’ai rencontrée la veille de son décès, chez Constantin Erbiceanu où il habitait, me la fait savoir ; elle m’a dit également qu’il est resté jusqu’au dernier moment parfaitement lucide.
La Maison Roumaine et moi-même adressons nos plus sincères condoléances à sa famille, en commençant par sa fille, Mme Dominique Melone et sa petite fille Sandra Djuvara-Melone.
Paix à son âme !
Alexandre Herlea

L’enterrement aura lieu à Bucarest, au cimetière Bellu, dimanche, 28 janvier, avec les honneurs militaires, il sera précédé du service religieux à la Cathédrale gréco-catholique de Bucarest.
En pièce jointe la préface (en roumain), écrite par Neagu Djuvara, du livre de Mihai Babeanu, l’actuel secrétaire général de « La Maison Roumaine » intitulé : "N'am fugit, Am Mers Încet" (traduite en français sous le titre « Une vie, un dossier », parus chez Publibook, Paris, 2010). Mihai Babeanu est un parent de Neagu Djuvara, les deux appartenant à la vieille famille Gradisteanu.
 

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