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Les frontières « intelligentes » à l’épreuve du paradigme du Panoptique de Jérémy Bentham Par Nicolas NANNI

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Par Nicolas NANNI, le 5 novembre 2017  Imprimer l'article  lecture optimisée  Télécharger l'article au format PDF

Chef d’escadron Nicolas Nanni, officier supérieur de gendarmerie, 24e promotion de l’École de guerre, promotion général Gallois (2016-2017). Recherche sous la direction de Pierre Verluise, docteur en géopolitique de l’Université Paris IV - Sorbonne et directeur des publications du Diploweb.com.

Les attentats terroristes replacent les frontières - et leur contrôle - au coeur des débats politiques, aux Etats-Unis comme dans l’Union européenne. Dans ce contexte cette puissante réflexion sur les frontières "intelligentes" tombe à point nommé.
Dans un monde où les flux de personnes et de marchandises sont une caractéristique prégnante de nations sans cesse plus interdépendantes, il convient de penser la frontière du XXIième siècle.
La sécurité et la fluidité dans ces zones de passage sont devenues les variables d’une formule complexe que les gouvernements se doivent de résoudre. Ces deux exigences paraissent pourtant, au premier abord, antinomiques et parfaitement irréconciliables. Or, la protection des populations et des territoires ainsi que la constitution d’un environnement propice au développement économique représentent la pierre angulaire de cette quête étatique. Dans cette logique, les frontières « intelligentes », entendues comme la technologie au coeur des postes frontaliers et des espaces, constituent-elles cette inconnue propre à solutionner cette équation ?
La publication de ce mémoire d’un officier supérieur de gendarmerie diplômé de l’Ecole guerre (24e promotion) intervient en amont de la diffusion du documentaire "L’École de guerre, l’école des chefs", le 15 novembre 2017, sur la chaîne Planète du groupe Canal+. Ce documentaire en deux parties présente l’Ecole de guerre à travers la 24e promotion.
POUR le géographe Michel Foucher [1], « la frontière dessine le périmètre de l’exercice d’une souveraineté étatique et constitue l’un des paramètres de l’identité en traçant la distinction entre le dedans et le dehors, en délimitant le cadre de la définition d’une citoyenneté » [2]. Elle est donc consubstantielle à la notion d’État. La garantie de l’inviolabilité de la frontière et de son corollaire l’intégrité territoriale, au sens de l’article 2§4 de la Charte des Nations Unies [3], sont devenus une obsession pour des gouvernements soucieux de pérenniser une souveraineté de plus en plus menacée. La ligne frontière constitue « le domaine de validité spatiale des normes de l’ordre juridique de l’État » [4] grâce à laquelle il a acquis, au fil de l’histoire, le monopole de la « violence légitime ».
Évoquer la frontière, c’est immédiatement songer à sa défense et à l’esquisse d’une société de surveillance et de contrôle dont l’apogée réside, en ce début du XXIe siècle, en une révolution technologique sans précédent, fruit des programmes industriels de Recherche et Développement (R&D). Cette « technologisation » concerne tous les aspects de la frontière se généralisant tant sur l’identification des marchandises et des personnes (biométrie, etc) que sur le contrôle de zones (détecteurs sensoriels, etc). Les techniques et les fonctionnalités de nouvelle génération ont élargi l’horizon des forces armées et de sécurité par la démultiplication des capacités opératives de contrôle et de surveillance. Les frontières sont mortes, vive les frontières « intelligentes » !
Les frontières « intelligentes » (ou frontières 2.0) sont l’expression d’un monde globalisé saisi par l’effroi des attentats du 11 septembre 2001. L’inéluctabilité de la mondialisation économique et financière et son corollaire, la promotion de la libre circulation des hommes, des biens et des capitaux, en ont été durablement bouleversés. Ce traumatisme idéologique a considérablement ébranlé la conception que se faisaient les gouvernements de la frontière. L’État est nécessaire, seul légitime à garantir le respect des droits et des libertés fondamentales et, en somme, le bonheur collectif de ses citoyens. Partant de ce principe, il se doit donc de fortifier son territoire. Dans cette quête de sécurité, la frontière, comme marqueur identitaire, se trouve à la croisée des chemins. Jugée efficiente que par sa capacité à fluidifier et à contrôler les flux, la frontière « intelligente » s’intègre pleinement dans une représentation philosophique faisant de l’omniscience invisible de l’État, la pierre angulaire du système. En conceptualiser les contours invite à se pencher sur les réflexions méconnues, mais ô combien éclairantes, de Jérémy Bentham et de son ouvrage majeur, le Panopticon, publié en 1791 par l’Imprimerie nationale de Paris. En formulant un modèle de gouvernance du « tout voir » et du « tout entendre », s’appuyant sur l’ingénierie humaine, son panoptisme est d’une redoutable acuité pour qui veut s’interroger sur la question très contemporaine de la maîtrise concrète de cet espace que constitue la frontière.
Sur notre monde planent les théories de Jérémy Bentham mais ce recours à la technologie est-il véritablement un amplificateur de force ? (suite a voit sur le site
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