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Impressions de voyage en Moldavie mardi, 4 mars 2008

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Impressions de voyage en Moldavie
mardi, 4 mars 2008
 Nadejda /Rédactrice en chef
Je ne suis pas restée longtemps en Moldavie, seulement cinq jours et uniquement à Chisinau ; c’était l’an dernier en août 2007. J’y suis allée par la Roumanie en partant de Iasi et en voyageant en minibus ; le voyage a duré un peu plus de 3 heures car il faut attendre longtemps à la frontière moldavo-roumaine.
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hôtel National
Le bus est arrivé à la gare routière en plein centre et déjà les bouchons ont ralenti sa progression et ce qui m’a frappé d’emblée c’est l’atmosphère très vivante et orientale du marché à côté de la gare routière ; j’ai pris une chambre à l’hôtel National qui est un hôtel très moche mais qui présente l’avantage d’être sur l’avenue principale Stefan cel Mare.
Je me suis promenée à pied dans les rues du vieux centre, je les ai arpentées de long en large et je dois dire qu’elles ne manquent pas de charme et moi qui n’ai aucun sens de l’orientation, je ne risquais pas de me perdre le plan est en damier.
Les trottoirs sont larges, ce qui fait qu’il est agréable de s’y promener et bordés d’arbres aux larges feuillages avec des maisons basses et quelques immeubles de style classique, c’est une partie de la ville qui, restaurée, serait très agréable ; il y a d’ailleurs quelques cafés branchés et des restaurants que fréquentent des hommes d’affaires et des élégantes.
On y trouve différents styles d’immeubles, il y a quelques maisons qui ont des façades dans le style « ottoman ». Le centre n’est pas très grand, on en a vite fait le tour à pied, c’est un peu comme une ville de province en France comme Saint-Etienne par exemple, et il fait bon y flâner. Le grand parc où se trouve la statue de Pouchkine est aussi très agréable.
L’avenue Stefan cel Mare est tout le temps très animée, je ne m’attendais pas à trouver une telle animation, et avec ce que j’avais pu lire sur la Moldavie actuelle, je pensais trouver une atmosphère pesante et triste, or ce n’est pas le cas, en tout cas pour le centre ville.
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marché de Chisinau
J’ai bien aimé me promener au marché central, c’est déjà un peu l’Orient, les gens y mangent des saucisses, des mets russes ou roumains, on s’apostrophe en russe, en roumain. Quand on vient de France, il faut bien avouer qu’on a beaucoup d’images très négatives de la Moldavie, on l’associe avec la mafia, la prostitution, on a peur de vivre dans une atmosphère d’insécurité, assaillie par des mendiants et dévisagée par des regards envieux et haineux. Or, je dois dire que personne ne fait attention à vous, car des Moldaves riches et très bien vêtues à la dernière mode, il y en a ; d’autre part, on voit bien que tout ne marche pas sur les roulettes - il y a quelquefois sur les trottoirs devant des sièges d’administrations des longues files d’attente et puis surtout les personnes d’âge mûre sont parfois pas très aimables, ça a été le cas à la poste centrale quand j’ai acheté des cartes postales toutes plus horribles les unes que les autres (et qui ne sont jamais arrivées en France sauf une).
Pour le reste, tout c’est bien passé. Les gens ont plutôt cherché à m’aider, à la gare notamment. On a bien essayé de me rouler au stand de journaux à l’hôtel quand j’ai acheté un plan de Chisinau je m’en suis rendue compte assez vite lorsque j’ai vu que le prix correspondait au prix d’un pull dans la boutique à côté de l’hôtel ; j’étais furieuse et je suis retournée à l’hôtel en disant à la jeune fille, qui visiblement remplaçait celle qui s’occupait du stand, de me rendre mon argent, que je voulais garder un bon souvenir de Kichinev et que c’était pas bien ce qu’elle avait fait. Elle avait honte et s’est excusée.
La seconde fois où je me suis fait rouler (mais je m’y attendais et j’ai mis ça dans la contribution au développement de ce petit pays que j’aime beaucoup car après tout c’est la terre de mes ancêtres), ça a été pour prendre un taxi à l’hôtel pour la gare de midi : pas de compteur, un prix forfaitaire mais qui n’avait rien d’exagéré comparé aux prix français et puis, en sortant, la poignée de la porte m’est restée dans la main, le chauffeur a maugrée quelque chose ... Au total finalement rien de bien méchant.
Le côté sinistre, je l’ai vu en visitant les musées ; je crois bien me souvenir que pour ma visite au musée des beaux-arts, j’étais la seule visiteuse ; quant au musée d’histoire, il devait y avoir six personnes en tout, et puis sur l’histoire contemporaine (notamment entre les deux guerres) de la Moldavie, c’est d’une grande pauvreté. Quant au musée de Chisinau, que mon guide lonely planet indiquait, je l’ai cherché en vain, je ne l’ai pas trouvé.
J’ai pris deux fois le bus pour aller à la gare de midi réserver mon billet de retour pour Iasi, je parle russe et ça facilite les choses, les gens ont été extrêmement serviables ; j’ai discuté avec un passager dans le bus, qui avait l’air très las et triste, il n’avait pas l’air de comprendre quel intérêt je pouvais trouver à Chisinau.
La deuxième fois où j’ai pris les transports en commun, ça a été pour me rendre au cimetière juif ; la plus grande partie est envahie par les herbes et je n’y ai pas trouvé ce que je cherchais, la tombe de mon grand-père maternel mort en 1909.
Question vie pratique, je ne sais plus combien j’ai dépensé mais c’est sûr qu’on peut manger pour très peu ; le petit déjeuner servi le matin à l’hôtel était délicieux et très copieux , un vrai repas comme les russes le prennent le matin, personnellement ça me convenait très bien. Question shopping, il n’y a pas beaucoup de choses à ramener sauf le vin et les tapis mais là il faut les porter ...
Le prix des livres est absolument dérisoire et ça aussi c’est triste, j’ai acheté un livre en russe sur l’histoire de la Moldavie je crois que ça revient à moins d’un euro.
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portes de la ville de Chisinau
Voilà, mes impressions sont très différentes de ce que j’imaginais, j’imaginais une ville triste et dans le plus pur style soviétique car je n’avais jamais vu de carte postale du vieux centre de Chisinau, une ville sinistre et pauvre, ce n’est pas ce que j’ai vu.
Texte par Danièle Bruhman

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