joi, 7 mai 2015

Aurélien Demars (Université Jean Moulin Lyon 3 / Université de Limoges) – Apocalypse, eschatologie : le mal de l’histoire selon Cioran

Date: 15 mai 2015, 18h00

Présentation: A l’occasion des 20 ans de la disparition de Cioran, il apparaît plus que jamais opportun d’interroger le rapport du temps de la fin et de la fin des temps à travers la question du mal de l’histoire chez Cioran. Néanmoins, il peut paraître vain de questionner chez Cioran ce mal de l’histoire, parce que l’histoire comprise comme une succession chaotique d’échecs semble dénuée de sens et de direction : quel sens y aurait-t-il à s’interroger sur le mal de l’histoire, puisque l’histoire semble absurde, qu’en parler prolongerait inutilement la vacuité temporelle et l’histoire de ce mal ? Repenser le rapport du temps et du mal, c’est-à-dire du temps qui toujours finit mal, n’interdit pas cependant toute herméneutique, une herméneutique eschatologique et en même temps existentielle. On se propose donc de reprendre cette herméneutique, plus spécifiquement à partir de La Tentation d’exister et de ses influences avec la philosophie existentielle russe, à travers l’analyse de ce que ce mal de l’histoire possède de terrible, d’apocalyptique, d’eschatologique et peut-être aussi de sublime.
A.D. photoAurélien Demars – docteur en philosophie avec une thèse sur « Le pessimisme jubilatoire de Cioran. Enquête sur un paradigme métaphysique négatif » (Université Jean Moulin Lyon 3, 2007), il a achevé un postdoctorat à l’Université de Limoges sur le rapport philosophie/littérature concernant les pensées existentielles de la fin. Il est spécialiste de la philosophie du mal et des œuvres de Cioran, mais aussi de Fondane et de Chestov entre autres. Auteur de nombreux articles et conférences sur ces sujets, il a en particulier co-édité les Œuvres de Cioran dans la «Bibliothèque de la pléiade» (Paris, Gallimard, 2011) et co-dirigé l’ouvrage Cioran, archives paradoxales – nouvelles approches critiques (Paris, Classiques Garnier, 2015). Il est chercheur associé à l’Université de Limoges et enseigne à l’Université de Savoie et à l’Université Jean Moulin Lyon 3.
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Un comentariu:

  1. Față de filozoful Noica (1909-1987) care văzuse la Cioran (1911-1995) reluarea în franceză a acelorași teme din cele șapte cărți scrise în românește până în 1947 și care făcuse observația inteligent-răutăcioasă „citești o carte, le-ai citit pe toate”, Aurelien Demars (n. 1981) a făcut grava eroare de a constata (la un interviu) un așa-zis „hiatus” între scrierile românești și cele franțuzești(Cioran, Oeuvre, Gallimard, 2011). Simone Boué spusese și ea că „Cioran n-a jamais écrit que des variations sur le même thème”. Un cititor al operei sale poate începe de oriunde, recomanda Cioran. Pentru că în prima carte se găseau virtual toate temele tratate ulterior, în celelalte cărți. Prin tehnica digitală de azi, Aurelien Demars și-a „argumentat” gogomănia „vărsând” scrierile franțuzești într-un volum separat, îngrijit în colaborare cu N. Cavailles, https://isabelavs2.wordpress.com/emil-cioran/isabelavs-demarscolocv2015doc/

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